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Création de la commission Euskara et redynamisation commerciale au programme du conseil municipal du 28 janvier

Le premier conseil municipal de 2021 s’est tenu ce jeudi 28 janvier à 18h30 à l’espace polyvalent. Parmi les décisions adoptées, différents points ont retenu l’attention.

La création d’une commission extra-municipale dédiée à l’euskara

Soucieuse de redonner au débat citoyen tout son sens, la municipalité souhaite renforcer les liens entre la collectivité et les administrés, en impliquant ces derniers dans la vie démocratique locale. Pour ce faire, la ville s’appuiera sur les comités de quartier[1], créés lors du précédent conseil municipal des novembre 2020, mais aussi sur des commissions extra-municipales, créées pour travailler sur des thématiques précises.

Le but est bien de construire avec les habitants les projets qui structurent Ciboure.

Première en date, la commission extra-municipale « Euskara-langue basque », créée ce jeudi.

Présidée de droit par le maire, elle se compose d’une dizaine d’élus, mais aussi des représentant de 23 associations locales, issues de la culture, du sport, du social ou du domaine caritatif, et qui ont souhaité participer. Afin d’accompagner au mieux la prise de décision, la commission intègre également 4 personnalités qualifiées, telles que des agents de la communauté d’agglomération fléchés sur la thématique, un salarié de l’institut culturel basque, ou encore la médiathécaire de Ciboure.

Quel est l’objet de cette commission extra-municipale ?

Le but de cette commission sera d’une part de fédérer les structures, renforcer les liens entre élus et associations en créant un véritable esprit de réseau. D’autre part, il s’agira de travailler des propositions pour le développement de la langue basque et d’accompagner les associations qui le souhaitent dans la mise en place de projets de valorisation de l’euskara.

« Notre but est bien de construire avec les associations la politique publique de la langue basque, rajoute Jean-Mixel Dirassar, adjoint en charge de la langue basque et de la vie des quartiers. Il s’agit de prendre des décisions ensemble pour mettre en place des projets concrets, qui répondent aux besoins des administrés. »

Deux commissions sont prévues par an, la première sera programmée dès que le contexte sanitaire sera plus favorable.

Se doter de leviers concrets pour redynamiser le commerce de proximité

« Dans un contexte où les services tels que les banques, assurances, agences immobilières, prennent le pas sur les commerces de proximité, et où les locaux commerciaux se transforment en logement, il devient urgent de trouver des solutions pérennes pour garder les commerces de proximité ouverts, et en inciter de nouveaux à s’installer », expose Eneko Aldana-Douat en préambule à la délibération.

Comment empêcher les commerces de proximité de disparaître et inciter de nouveaux commerces à s’implanter, sur un territoire qui ne dispose que de très peu de foncier disponible ?

La problématique est bien connue de l’équipe municipale.
Dans l’attente d’un plan local d’urbanisme[2] qui permettra de réglementer clairement l’usage des locaux commerciaux, la collectivité souhaite se doter de leviers concrets pour conserver leur vocation commerciale, diversifier et redynamiser l’offre.

C’est dans cette intention que la municipalité a décidé de saisir l’établissement public foncier local Pays Basque (EPFL)[3] pour créer un système s’apparentant à une réserve foncière commerciale.
En cohérence avec le plan d’aménagement et de développement durable et avec les travaux préparatoires au plan local d’urbanisme, l’équipe a pu identifier des secteurs géographiques sur Ciboure pour lesquels une redynamisation commerciale était envisageable et nécessaire. Ces secteurs, qui présentent ainsi un intérêt de maîtrise publique, sont matérialisées sur un plan.
Sur cette base, le conseil municipal a ainsi décidé de solliciter l’EPFL pour engager, dès les projets de vente, des négociations avec les propriétaires de biens en vue de procéder à leur acquisition et à leur portage foncier.

 

 

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[1] Les comités de quartiers ont été créés par le conseil municipal du 26 novembre 2020 sur Ciboure, ce qui constitue une première. Ils sont un outil de la démocratie participative, de dialogue : « ils ont pour but d’encourager l’expression des habitants, développer le lien social, le partenariat, l’entraide et le partage, faciliter la communication et transmettre des informations » (délibération n°88/2020). 6 comités ont été créés sur Ciboure, les deux premiers (Erreka Zahar – Ste Croix – Route d’Olhette et Socoa – Untxin) seront installés dès que le contexte sanitaire sera plus favorable. Suite aux premiers retours de ces comités, les autres seront installés dans un second temps.

[2] Le PLU de Ciboure est en cours de travail. La commune a engagé l’élaboration de son plan local d’urbanisme par délibération de prescription du 20 mai 2015, élaboration reprise par la CAPB lors du transfert de la compétence urbanisme en date du 1er janvier 2017.
L’objectif fixé par l’équipe municipale est de l’arrêter en 2021, c’est-à-dire de terminer la phase d’écriture et de concertation. Il sera ensuite transmis aux services de l’Etat puis soumis à l’avis des personnes publiques avant l’enquête publique. Après avoir pris en compte les avis des personnes qualifiées et les demandes de l’enquête publique jugées recevables, il sera approuvé en conseil municipal.
En attendant, la commune est soumise au règlement national de l’urbanisme, qui, par définition, n’est pas de nature à répondre aux enjeux spécifiques de chaque territoire.

[3] L’EPFL PB accompagne 117 communes du PB sur du portage de biens bâtis ou non bâtis. Eneko Aldana-Douat est membre titulaire de l’EPFL.

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