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Plan local d’urbanisme de Ciboure : une réunion publique constructive malgré le contexte particulier de la visioconférence

L’importance de la concertation, réaffirmée par la municipalité

La communauté d’agglomération Pays Basque, compétente en matière d’urbanisme, et la municipalité cibourienne ont tenu une première réunion publique le 5 mars, pour l’élaboration du plan local d’urbanisme. Spécificité de cette réunion : elle a dû se tenir en visioconférence sur Zoom, contexte sanitaire oblige.

Pour rappel, le PLU de Ciboure est en cours d’élaboration depuis 2015. La nouvelle majorité a repris le dossier en 2020, et a souhaité réaffirmer l’importance de la concertation tout au long du processus. Deux réunions publiques sont ainsi programmées, la première s’étant tenue le 5 mars, et la seconde étant programmée autour du mois de mai, « préférentiellement en présentiel », a précisé la CAPB.

Cette réunion s’est ainsi déroulée en présence du vice-président de la CAPB en charge de la stratégie d’aménagement durable du territoire et de la planification urbaine, patrimoniale et publicitaire, d’Eneko Aldana-Douat, maire de Ciboure, de Peio Dufau, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, et des services de l’agence publique de gestion locale du 64 (APGL), qui a mené l’étude qui a conduit la mise à jour technique du projet d’aménagement et de développement durables (PADD).
Une soixantaine de personnes s’étaient connectées sur la plateforme, elles étaient invitées à réagir par écrit dans le chat dédié. Une quarantaine de minutes d’échanges entre internautes et élus a ainsi suivi la présentation du diaporama.

Rappel de la procédure et présentation de l’actualisation du diagnostic territorial par le bureau d’études

Le bureau d’études a tout d’abord procédé à un bref rappel de la procédure d’élaboration d’un PLU et des principaux éléments du dialogue territorial. L’objectif fixé par l’équipe municipale est d’arrêter le projet de PLU en 2021, c’est-à-dire de terminer la phase d’écriture et de concertation, incluant la mise à jour du plan d’aménagement et de développement durables (PADD). Il sera ensuite transmis aux services de l’Etat et soumis à l’avis des personnes publiques associées avant l’enquête publique. Après avoir pris en compte les avis des personnes qualifiées et les demandes de l’enquête publique jugées recevables, il sera approuvé en conseil communautaire.
En attendant, la commune reste soumise au règlement national de l’urbanisme, qui, par définition, n’est pas de nature à répondre aux enjeux spécifiques de notre territoire.

Le bureau d’études a continué sur l’actualisation du diagnostic territorial et de l’évaluation environnementale. Cette actualisation avait été effectuée en 2015 puis en 2017, il était nécessaire de la refaire en 2020 pour prendre en compte les évolutions des 3 dernières années. Les chiffres utilisés, dans cette nouvelle version, sont ceux connus au 31 décembre 2020.

 

Présentation de l’évolution du PADD par la municipalité et échanges entre internautes et élus

Puis, les élus cibouriens ont présenté le plan d’aménagement et de développement durables, qui constitue la partie la plus politique du PLU. Il a été actualisé par rapport à ce qui avait été voté en 2018, de façon à ce que les orientations de la nouvelle majorité soient traduites dans le document. Il s’agit notamment d’apports sur le volet de production de logements sur Ciboure, avec un objectif : « produire du logement accessible de façon à maintenir la population sur Ciboure », a rappelé le Maire.

Cette première étude territoriale a en effet démontré que 94 logements auraient dû être produits chaque année entre 2012 et 2017, pour maintenir la population sur la ville. Cette production est liée au desserrement des ménages, qui induit un besoin de davantage de logements[1]. Sur cette période, seulement 47 logements par an ont été créés ; cette insuffisance de production, conjuguée à l’augmentation de la part des résidences secondaires, sont les principales causes de la chute brutale de la population sur Ciboure.
« Notre objectif est de maintenir la population sur Ciboure, pas de l’augmenter, a rappelé le maire. En 2014, Ciboure comptait près de 7000 habitants, alors qu’aujourd’hui nous n’en comptons plus que 6200. C’est une hémorragie que nous devons stopper, et c’est la raison pour laquelle nous travaillons pour remonter entre 6 450 et 7 000 habitants. »
Pour atteindre cet objectif, la commune s’engage dans une démarche volontariste et ambitieuse. Par exemple, elle prévoit un minimum de 75% de logements accessibles sur les opérations immobilières se déroulant sur le quartier de l’Encan ou situées en extension d’urbanisation au sud de l’A63.

« L’ADN de la majorité » : répondre à la demande en logement accessible de la population cibourienne tout en préservant les espaces naturels 

Au cours de la présentation du PADD et des échanges qui ont suivi, les élus ont rappelé que deux possibilités existent pour produire du logement accessible :

  • Soit créer des logements sur le peu d’espaces naturels restants
  • Soit optimiser les espaces urbains existants.

Sur cette question, la majorité explique son choix : « Nous voulons répondre à la demande de logement de la population en minimisant la consommation des espaces naturels : c’est l’ADN de notre majorité », a rappelé le maire.
Pour ce faire, le quartier de l’Encan sera capital : le bureau d’étude a estimé sa capacité maximale à 460 logements, « car 460, c’est beaucoup, et ce n’est pas un objectif en soi, a précisé le maire. Mais le quartier est un levier déterminant, car nous repensons un espace déjà urbanisé, au cœur de la ville et des services, sans nous étendre sur les espaces naturels. »

 Le PLU, l’outil de planification urbaine par excellence

Le maire a rappelé la vocation d’aménagement et de planification urbaine du PLU, qui ne se limite pas à la production de logement : « Le PLU est un document de planification urbaine dans lequel est traitée la question du logement, mais également toutes les infrastructures nécessaires à la vie de la ville. On construit des espaces de vie, qui comprennent des services, des infrastructures de transport et de mobilité, du stationnement, mais aussi des commerces et des services publics tels que des écoles par exemple. »
Les 4,8 hectares de l’Encan ne seront ainsi pas réservés à la seule production de logements, mais il s’agira bien de « créer de nouvelles centralités » sur la ville.
En ce sens, les élus souhaitent également conforter le dynamisme économique de la commune, en mettant en place des dispositifs (tels que déployés avec l’EPFL[2]) pour lutter contre la vacance commerciale, en soutenant l’émergence d’une centralité commerciale sur Ziburu, Marinela et l’Encan, ou encore en soutenant le secteur de la pêche pour en faire un vecteur de développement local.

Autre axe majeur repositionné sur ce PADD : construire une ville plus écologique et protéger les ressources naturelles de la commune.

Les élus ont mis en avant le souhait de faire de Ciboure un espace de mobilités partagées, de réaliser des cheminements doux et sécurisés, de développer les alternatives aux véhicules polluants, mais aussi, « et même si ce n’est pas une décision facile, réduire la place de la voiture », a précisé Peio Dufau.
Les élus ont également rappelé leur volonté de réduire la consommation des espaces naturels et des zones agricoles et de les valoriser, en contenant l’urbanisation d’une part, mais aussi en encourageant l’installation de nouveaux agriculteurs par exemple.

Réaffirmation de la place structurante de l’eau

Autre point réaffirmé par les élus pendant la présentation du PADD : la place structurante de l’eau sur Ciboure, qui présente un écosystème maritime rare, caractérisé par la présence d’un lycée maritime, d’un port de pêche, d’un port de plaisance, de la criée… « autant d’éléments qu’il faut accompagner et valoriser ». Il s’agira également de préserver l’eau, « une ressource fragile et sensible », a rappelé Peio Dufau.

 

Téléchargez les documents de présentation

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  • Un registre d’observation est à disposition en mairie de Ciboure, aux jours et heures d’ouverture du service urbanisme (du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30, sur RDV)
  • Vous pouvez également transmettre vos observations par simple courrier adressé à Monsieur le Maire de Ciboure (Place Camille Jullian – 64500 Ciboure) en précisant « élaboration du PLU » en objet,  et/ou à Monsieur le Président de la Communauté Pays Basque, 15 avenue Foch 64185 Bayonne.
  • Un registre d’observation est à disposition en mairie de Ciboure, aux jours et heures d’ouverture du service urbanisme (du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30, sur RDV)
  • Vous pouvez également transmettre vos observations par simple courrier adressé à Monsieur le Maire de Ciboure (Place Camille Jullian – 64500 Ciboure) en précisant « élaboration du PLU » en objet,  et/ou à Monsieur le Président de la Communauté Pays Basque, 15 avenue Foch 64185 Bayonne.

De plus, n’hésitez pas à consulter la page urbanisme de ce site, ainsi que le site de la communauté d’agglomération Pays basque.

[1] En effet, le vieillissement de la population, l’évolution des comportements de cohabitation (vie en couple plus tardive des jeunes ou séparations plus nombreuses par exemple) font qu’aujourd’hui, pour se loger, une population a besoin globalement de plus de logements qu’hier et probablement moins que demain.

[2] Le conseil municipal, par délibération du 28 janvier 2021, a décidé de solliciter l’EPFL pour engager, dès les projets de vente, des négociations avec les propriétaires de biens en vue de procéder à leur acquisition et à leur portage foncier. Le but est de réserver ces locaux à l’installation d’un nouveau commerce de proximité ; cette solution s’apparente à une réserve foncière commerciale.

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